«On vit avec la peur au ventre» : pourquoi le calvaire des éleveurs bovins est loin d'être fini
Europe 1 —

Si les dernières restrictions de mouvements bovins contre la dermatose nodulaire sont levées ce vendredi dans les Pyrénées-Orientales, le soulagement n’est pas au rendez-vous. Entre crainte d'une résurgence de la maladie et marchés export verrouillés, les éleveurs du Sud-Ouest restent sur le fil du rasoir. La fin d'une zone de surveillance, mais certainement pas la fin du calvaire. Pour les éleveurs bovins, l'annonce officielle de la levée des restrictions sonne creux. Malgré une campagne de vaccination massive, le spectre de la dermatose nodulaire plane toujours sur les exploitations. Laurent Abadie, éleveur en Haute-Garonne, refuse de crier victoire : "On vit avec la peur au ventre. Avec le retour des beaux jours, on a peur que la maladie ressurgisse", confie-t-il, pointant du doigt le manque de recul sur l'efficacité du vaccin. "Rien ne nous dit que des bêtes vaccinées ne puissent pas attraper la maladie." L’exportation sous haute tension Pour beaucoup...