Répression en Iran : « De si pauvres mots », une nouvelle inédite de l’écrivaine Nasim Vahabi
La Croix —

Depuis la fin décembre 2025 et les premières manifestations à Téhéran, Nasim Vahabi « vit à l’heure de l’Iran ». Comme bien des exilés, l’écrivaine (1) compte encore de nombreux proches dans le pays qu’elle a quitté en 1998 pour poursuivre ses études en France. Parmi eux, sa mère, dont elle ne reçoit que des nouvelles sporadiques, au gré des coupures de réseau, toujours effectives après vingt jours de black-out total par le régime. Un silence assourdissant, propice à tous les malentendus, qui lui a inspiré ce texte. « Tout est imaginé », prévient-elle, même si l’ampleur de la répression démontre que « la réalité a rattrapé la fiction ».