Affaire des «foulards de Creil» : quand Lionel Jospin, alors ministre de l'Education, était en première ligne
CNews —

En septembre 1989, trois élèves étaient exclues de leur collège de Creil pour avoir refusé d’enlever leur voile en classe. Alors ministre de l'Éducation nationale, Lionel Jospin déclarait dans un numéro d'équilibriste qu'il fallait respecter «la laïcité de l'école». Il y a trente ans, Lionel Jospin défendait la laïcité. Décédé dimanche, l'ancien Premier ministre socialiste était en première ligne dans l'affaire dite des «foulards de Creil». Le 18 septembre 1989, à Creil, dans l'Oise, le proviseur du collège Gabriel-Havez décidait d'exclure Leila, Fatima et Samira, trois jeunes filles qui avaient refusé d'ôter le foulard qui leur couvrait les cheveux en classe. Dans une lettre adressée aux parents, il justifiait cette décision en expliquant que le voile représentait un signe religieux incompatible avec le bon fonctionnement d'un établissement scolaire laïc. Les trois élèves avaient affirmé : «Nous sommes des folles d’Allah, nous n’enlèverons jamais notre foulard, nous le garderons jusqu’à notre ...