Comment l’électoralisme condamne le gouvernement à l’inaction
Atlantico —

Le XXeme siècle a été dominé par l’affrontement entre les démocraties libérales et les totalitarismes qu’ils soient fascistes, nazis ou communistes. Cette opposition n’est plus à l’ordre du jour. On découvre aujourd’hui que, sur le plan international, les Etats-Unis et la Russie ont davantage d’intérêts communs que chacun d’eux n’en a avec ses partenaires d’hier. Sur le plan intérieur, la même concordance s’observe entre les extrêmes qu’ils se réclament de la droite ou de la gauche. En revanche, le camp des démocrates réformateurs se réduit aux Etats-Unis comme en Europe. La nouvelle idéologie est un étrange mélange de thèmes anachroniques que l’on pensait disparus depuis longtemps comme la royauté ou le nazisme et du fantasme de la dissolution d’une politique jugée décadente au profit d’une élite technocratique. Après la phase de libération de l’individu héritée des Lumières, on assisterait ainsi à un retour en force d’un absolu qui ne serait plus religieux ou idéologique, mais technologique. Faut-il craindre que la démocratie libérale ne soit plus qu’un lointain souvenir d’ici quelques années ?