C’est un coup de filet d’ampleur dans l’enquête sur la mort de Quentin Deranque. Neuf personnes, sept hommes et deux femmes âgés d’une vingtaine d’années, ont été placées en garde à vue. Elles ont été interpellées dans plusieurs départements, notamment l’Isère, la Haute-Loire, l’Aisne et la Drôme. L’enquête est ouverte pour homicide volontaire après le décès du militant identitaire, roué de coups en marge d’une conférence de Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
Parmi les personnes interpellées figure Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député insoumis Raphaël Arnaud. Peu connu du grand public, il se montre discret sur les réseaux sociaux. Selon plusieurs sources, il a milité au syndicat OSE-CGT lorsqu’il étudiait à l’université Jean Monnet de Saint-Étienne. Il aurait également appartenu à la Jeune Garde, un groupuscule antifasciste dissous l’été dernier. Collaborateur parlementaire depuis un an et demi, Jacques-Elie Favrot assure, par la voix de son avocat, « nier formellement être responsable » de la mort de Quentin Deranque, sans préciser s’il était présent sur les lieux. La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a suspendu lundi ses droits d’accès au Palais Bourbon. De son côté, Raphaël Arnaud a annoncé avoir engagé une procédure de licenciement, précisant qu’elle avait été lancée avant l’interpellation de son assistant. « À l’enquête désormais de déterminer les responsabilités », écrit-il dans un message succinct.
Mort de Quentin Deranque : l’assistant parlementaire de Raphaël Arnaud parmi les neuf gardés à vue
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