Arrestation de l'ex-prince Andrew : qu'est-ce que «l'immunité de la couronne» et peut-il vraiment l'invoquer ?
CNews —

L’arrestation de l'ex-prince Andrew, accusé de manquements graves dans l’exercice de ses fonctions passées, ouvre une séquence juridique inédite : celle d’un Windsor confronté à la justice ordinaire. Persona non grata. Après l’arrestation de l’ex-prince Andrew, en raison de «manquements dans l’exercice de fonctions officielles» en tant qu’envoyé spécial du Royaume-Uni pour le Commerce, entre 2001 et 2011, de nombreuses zones d’ombres restent à éclaircir. D’autant que le frère cadet du roi Charles III est plus précisément accusé d’avoir fourni des informations partiellement confidentielles à Jeffrey Epstein, le criminel sexuel qui s’est suicidé dans une prison de New York en 2019… et dont le nom continue de faire couler beaucoup d’encre, à mesure que les «Epstein files» sont relayés par le ministère américain de la Justice. Dans ce marasme judiciaire, le prince déchu peut encore croire à l’«immunité de la Couronne» (Sovereign immunity), à condition que la convocation de celle-ci ...