RDC: au procès du général Philémon Yav Irung, l’accusation peine à prouver une communication avec le Rwanda
RFI – Monde —

Le procès pour trahison visant le général Philémon Yav Irung, ancien commandant de la 3e zone de défense dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) est entré mardi 27 janvier dans une phase cruciale pour cette troisième audience devant la Haute Cour militaire, à Kinshasa. L’officier est accusé d’avoir collaboré avec l’armée rwandaise, une affaire très sensible dans le contexte sécuritaire actuel. Mais un élément central fragilise depuis quelques jours l’accusation : l’absence de preuve matérielle d’un message téléphonique censé étayer la trahison. Après trois années de détention, le ministère public peine toujours à démontrer l’existence de cette communication attribuée à l’un des principaux chefs militaires rwandais, James Kabarebe.