Chômage : le patronat veut durcir les allocations pour les ruptures conventionnelles
RMC – information en direct —

Patronat et syndicats ont une semaine pour s’entendre sur le financement de l’assurance chômage. Le Medef, la CPME et l’U2P ont soumis de nouvelles propositions visant à réaliser 1 milliard d’euros d’économies, alors que le gouvernement en demande 400 millions. La mesure la plus marquante concerne les bénéficiaires d’une rupture conventionnelle, qui pourraient voir leurs droits réduits. Leur durée maximale d’indemnisation passerait de 24 à 20 mois pour les moins de 55 ans et de 36 à 30 mois pour les plus âgés. Le patronat propose également de baisser le seuil de revenu entraînant une dégressivité des allocations de 30% au bout de 6 mois (actuellement fixé à 4 940 euros brut par mois). Ces changements visent à limiter les coûts liés aux ruptures conventionnelles, qui représentent 9,4 milliards d’euros, soit un quart des dépenses d’assurance chômage. Selon le patronat, ce dispositif est souvent utilisé par des salariés jeunes et qualifiés, capables de retrouver rapidement un emploi, ce qui explique la proposition de durcissement. Si certaines ruptures conduisent à la création d’entreprise (15 à 20% des cas), le patronat estime qu’un tour de vis sur les droits serait justifié pour garantir l’équité du système et limiter les abus.