Cela fait plus d’un mois qu’il pleut et l’humidité s’installe partout : dans l’air, dans les murs, et jusque dans notre organisme. Mais quel est son impact réel sur la santé ? Lorsque l’humidité est trop élevée, le corps régule moins bien sa température : la sueur s’évapore difficilement, ce qui accentue la fatigue, la sensation de lourdeur et la contrainte cardiovasculaire, notamment chez les personnes âgées ou fragiles.
Sur le plan respiratoire, un excès d’humidité favorise la prolifération des moisissures, des acariens et d’autres allergènes. Résultat : aggravation possible de l’asthme, de la BPCO et des symptômes respiratoires chroniques. À l’inverse, un air trop sec irrite les muqueuses, affaiblit les défenses naturelles des voies aériennes et augmente le risque d’infections. Les données scientifiques convergent vers une « zone idéale » : une humidité relative comprise entre 40 et 60 %. Dans cette fourchette, on observe moins d’irritations oculaires et respiratoires, un risque infectieux réduit, notamment pour la grippe et la COVID-19, et un meilleur confort général. Faut-il alors déshumidifier son intérieur ? Oui, lorsque le taux dépasse 60 %, en particulier dans les logements humides ou chez les personnes allergiques aux acariens. Mais attention à ne pas assécher excessivement l’air, au risque d’irritations et d’infections accrues.
Les spécialistes rappellent que la déshumidification ne remplace pas une bonne ventilation, qui reste le levier principal pour maintenir une qualité de l’air intérieur satisfaisante.
Humidité : pourquoi l’excès d’eau dans l’air fatigue et fragilise la santé
RMC – information en direct —
