Et si l’examen du permis de conduire devenait moins strict ? Un groupe de travail piloté par la Délégation à la sécurité routière étudie une possible simplification de l’épreuve pratique, dans l’optique d’un alignement sur une directive européenne. Aujourd’hui, neuf échecs sur dix sont liés à une erreur éliminatoire. En France, il en existe dix : stop mal marqué, priorité refusée, sens interdit… Même en l’absence de danger immédiat, l’examen s’interrompt automatiquement.
À l’échelle européenne, l’échec est généralement prononcé uniquement en cas de mise en danger concrète. Le groupe de travail envisage donc qu’un candidat puisse obtenir son permis s’il atteint un niveau minimal de compétences malgré une erreur éliminatoire, à condition de suivre ensuite cinq heures de formation obligatoires.
Objectif affiché : rendre l’examen « plus juste et moins rigide », alors que le taux de réussite tourne autour de 60 % et que les délais pour repasser l’épreuve s’allongent. Mais la piste suscite des critiques. « Ce serait une dramatique erreur », estime Vincent Julé-Parade, avocat spécialisé en droit du dommage corporel. Selon lui, assouplir ces règles risquerait d’envoyer un mauvais signal sur la gravité de certaines fautes. Contactée, la Délégation à la sécurité routière assure qu’il ne s’agit pour l’heure que d’un travail collaboratif et qu’aucune décision n’est arrêtée.
Permis de conduire : vers la fin des erreurs éliminatoires automatiques ?
RMC – information en direct —
